Controle de gestion définition, enjeux et TVA fiscale

Par définition le contrôle de gestion est un concept rationnel qui consiste à garantir l’atteinte des objectifs qualitatifs et quantitatifs préétablis par une organisation ou entreprise. Il est dit actif lorsqu’il détecte et corrige une anomalie au cours d’une opération. Et est réactif au moment, où il propose des actions d’améliorations au terme de l’évaluation d’une activité donnée.

Champs d’application du contrôle de gestion

Planification des objectifs

Se conformant au PDCA (Plan Do Check Act), le contrôle de gestion évalue la planification et la rationalisation des objectifs définis par une entreprise ou organisation. Il fait une analyse au préalable des risques et opportunités potentiels que chaque activité est susceptible de rapporter. Il est également en charge de proposer un tableau de bord de suivi qui vise à optimiser la réactivité en cas d’anomalie ou problème grave.

Optimisation des ressources

Dans le cadre de l’exploitation des diverses ressources : humaines, financières et matérielles, le contrôle de gestion tient un grand rôle. Il doit faire en sorte que l’utilisation de chaque ressource contribue rationnellement dans l’atteinte des objectifs escomptés. En tout temps, il peut revoir l’affectation ou la suppression d’une ressource donnée dans le cas où son usage n’est pas réellement optimal.

Suivi continuel

Véritable tableau de bord d’une entreprise, il permet aux dirigeants d’être alerter en temps réel si une grave anomalie subsiste. Et pas seulement un outil d’alerte, le contrôle de gestion les informent également sur l’évolution des objectifs atteints.

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Evaluation des résultats

A la fin de l’exercice, le contrôle de gestion fait le bilan de l’ensemble des opérations menées durant le précédent exercice. Il informe sur le ratio entre les objectifs attendus et les objectifs atteints, les gains réels et les gains induits ainsi que les pertes nominales et les pertes réelles.

En somme donc, le contrôle de gestion se veut de permette à une entreprise d’optimiser à une unité près ses ressources vers l’atteinte de ses objectifs.

La place du contrôle de gestion dans une organisation

Dans une entreprise ou organisation, le contrôle de gestion devrait tenir un rôle omnipotent. Il peut se placer au sein de la Direction Administrative et Financière, dans ce cas précis, il détient une « position fonctionnelle ». Pourrait également être rattaché directement à la Direction Générale, cette fonction lui donne la position d’état-major ou de conseil. Dans certains cas, il détient lui-même sa propre Direction.

Position fonctionnelle

Lorsqu’il détienne la position fonctionnelle, ses missions sont surtout orientées sur la définition d’un objectif financier tel le suivi des flux de trésoreries. L’inconvénient avec la décision de placer le contrôle de gestion dans cette position se porte sur la limitation de son champ d’application.

Pour rendre plus indépendant le contrôle de gestion, certains dirigeants le placent dans un organe indépendant, lui permettant ainsi d’avoir sa propre Direction. L’inconvénient avec ce concept, c’est que cela pourrait rendre la sa mission plus lourde et peu rentable pour l’entreprise.

Position d’état-major ou de conseil

Dans ce cas de figure, le contrôle de gestion est rattaché directement à la Direction Générale. Actuellement, c’est la mesure la plus efficace pour rendre cette fonction optimale. Auprès de la Direction Générale, en amont il peut mieux réaliser la politique générale de l’entreprise et en aval il a la facilité de contrôler la performance de l’ensemble des fonctions économiques présentes au sein de l’entreprise (Marketing, Finance, Production, Administrative…).

Selon la stratégie des dirigeants d’une entreprise, le contrôle de gestion peut tenir le rôle d’état-major donc détient la prérogative d’intervenir auprès de chaque direction. Ou bien le rôle de simple conseiller.

Le contrôle de gestion et le système d’information

La mise en place d’un système d’information dans une entreprise tel le PGI (Progiciel de Gestion Intégrées) ou encore l’ERP (Entreprise Ressources Planning) reste toujours très délicate. Et c’est là que cette tâche devrait être incombée au contrôle de gestion. Souvent très coûteux, le déploiement d’une solution d’entreprise requiert un pilotage particulier ainsi qu’une conduite de changement très importante.

Sur un autre plan, une fois qu’une application de gestion s’intègre bien dans l’entreprise, elle pourrait constituer comme étant le principal outil de travail du contrôle de gestion. A travers un outil de gestion, il lui est possible de suivre en temps réel la comptabilité analytique de l’entreprise, l’évolution des ventes, l’optimisation de la production à travers la GPAO ainsi que de la gestion logistique.

Les contraintes du contrôle de gestion

Même si cette fonction peut présenter comme étant un atout considérable pour l’entreprise, il a toutefois ses limites et contraintes.

  • Fiabilité des données : les données fournies par cette fonction est susceptible de ne pas être précise à 100%. Cela est surtout dû à la difficulté de chiffrer les performances managériales.
  • Court-circuitage de fonction : si les attributions et la place de cet organe n’est pas clairement défini, il pourrait entrainer un court-circuitage de fonction qui pour une entreprise pourrait générer des conséquences catastrophique.
  • Nécessité d’intervention humaine : habituellement, le tableau de bord défini par le contrôle de gestion devrait faire l’objet d’un contrôle sur le terrain, cela implique une tâche supplémentaire d’où il est parfois négligé par les entreprises.

Le métier de contrôleur de gestion

Le métier dans le domaine du contrôle de gestion nécessite des compétences particulières. En principe, un contrôleur de gestion devrait être issu d’une formation en matière de finance et comptabilité ou management et administration d’entreprise. Ayant en main les données sensibles de l’entreprise, la personne qui occupe ce poste se doit d’être intègre et discret.

Différence entre contrôleur de gestion et auditeur interne

Ces métiers sont très souvent confondus dans une entreprise. Pas comme le contrôleur de gestion, l’auditeur interne ne s’oriente pas principalement, sur l’analyse et le pilotage de la performance globale de l’entreprise. Son tâche va d’avantage sur la vérification de la conformité des procédures légales imposées dans l’entreprise. Par contre, dans les entreprises de petites structures, il est possible que le contrôleur de gestion se charge également de l’audit interne.